24 April 2002
commerce
Third Commercial Workers'
Summit
Sydney, Australia, 16 - 18 April 2002
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Carrefour - le dialogue social Chers camarades, je vous apporte le salut fraternel des travailleurs du commerce de France et du syndicat Force Ouvrière. Je m’appelle Michel Enguelz, salarié du commerce je suis membre du syndicat FGTA-Force Ouvrière. J’assume le poste de délégué national du syndicat FO des travailleurs du groupe Carrefour. Le groupe Carrefour emplois en France 130 000 travailleurs dont 80 000 dans les hypermarchés et 50 000 dans les supermarchés et magasins de proximité. Force ouvrière est majoritaire dans cette entreprise avec plus de 50% des voix aux elections professionnelles dans le groupe. Depuis trente trois ans, nous revendiquons et négocions la convention collective dans Carrefour. Cet accord conventionnel est considéré comme le meilleur accord du commerce alimentaire en France, que se soit en terme de salaire, de temps de travail et de protection sociale. Les avantages dont bénéficient les salariés de cette entreprise ont été négociés chaque année lors de réunions paritaires. Ces accords annuels ont suivi l’évolution du coût de la vie et le développement économique de l’entreprise. Au départ, il y a 40 ans, Carrefour, ce n’était qu’un magasin mais d’un genre nouveau. Quelques années plus tard, l’entreprise grandissant très vite, le dialogue social y est né avec la reconnaissance du fait syndical et la négociation collective. Le dialogue social est toujours une réalité dans carrefour en France. Même si tout n’y est pas parfait, même s’il faut régulièrement se battre pour faire respecter les accords conventionnels et les droits syndicaux par la hiérarchie, ce dialogue social y est meilleur et plus constructif que dans la plupart des entreprises de commerce et nous revendiquons pour que cela continue. C’est dans ce contexte que nous avons pu créer grâce à l’action de l’UNI-commerce le comité d’entreprise européen de Carrefour. L’accord constitutif du Comité d’entreprise européen est issu de règlements de la communauté européenne. Il a été transformé et amélioré pour 6 ans. C’est à présent un comité de droit syndical négocié par l’UNI pour garantir la représentation des 15 syndicats affiliés des 9 pays européens ou carrefour est implanté. C’est ainsi que les syndicats affiliés du Portugal, d’Espagne, d’Italie, de Belgique, de Grèce, de Pologne, de Tchéquie, de Turquie et de France peuvent siéger dans ce comité. Ils y participent en tant que membres pour ceux dont les pays sont partis intégrantes de l’UE et en tant qu’observateurs pour ceux dont les pays sont candidats à l’entrée dans l’UE. Le Comité d’Entreprise ainsi constitué, garantit une information et une consultation des représentants des travailleurs de carrefour en Europe. Nous pensons toutefois que cette information peut et doit encore y être améliorée L’UNI-Europa commerce y est elle-même représentée par Gérard Fossé ainsi que l’UNI commerce en la personne de Yan Furstenborg. Il est important que l’UNI participe aux travaux de ce comité, en effet dans une entreprise internationale, même mondiale, comme Carrefour les problèmes s’imbriquent. Les difficultés rencontrées dans n’importe quel pays, de n’importe quel continent ont une influence sur les résultats du groupe. Les résultats économiques font réagir les actionnaires quel que soit leur pays d’origine et se sont souvent les frais de salaires et les frais généraux donc les conditions de travail qui en pâtissent. Les travailleurs de l’entreprise en subissent les conséquences. Il est donc indispensable que l’UNI participe et supervise le fonctionnement de ce comité. Le modèle de fonctionnement ou le principe même du comité européen est élaboré et correspond à une réglementation européenne, par des femmes et hommes de culture européenne. Ce modèle n’est pas forcément transposable tel quel sur d’autres continents. IL ne conviendra pas forcément aux pratiques et aux modes de fonctionnement des syndicats des autres paysdes autres continents. Cela dit, les informations sociales et économiques qui y sont données par l’entreprise doivent êtres les mêmes et doivent êtres données sur tous les continents à égalité : Il ne doit pas y avoir de parent pauvre de l’information économique et sociale. Concernant l’accord sur le respect des droits fondamentaux, le comité européen, par son rôle d’instance de dialogue, a facilité la négociation entre l’UNI commerce et Carrefour. Les affiliés européens ont incité Carrefour à s’engager publiquement à respecter les droits syndicaux dans tous ses etablissements dans l’ensemble du monde ou carrefour est représenté, mais aussi à contrôler ses fournisseurs et ne pas travailler avec ceux pratiquant l’exploitation des enfants ou des prisonniers politiques. Il est évident qu’il y a beaucoup à faire encore pour le respect des droits des travailleurs en Europe et partout dans le monde, mais cet accord est une avancée indiscutable et il faut poursuivre l’action ainsi engagée. Les syndicats dans le cadre de l’UNI ont le devoir de défendre et d’agir pour que tous les pays respectent les droits syndicaux et pratiquent la démocratie. Il ne peut y avoir de libertés syndicales sans démocratie, il n’y a pas de démocratie sans libertés syndicales. Je vous remercie pour votre attention. |
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